Pas un enduit. Un remplissage.
On pousse la terre dans le tressage. On dresse les deux faces. On laisse sécher par couches. Le torchis n’habille pas un parpaing : il est le mur dans le cadre.
Colmar · 8 sente des Hourdis · mar–sam 9 h–17 h · 03 89 41 28 70
Matière du rectangle
Entre deux poteaux, le vide demande une masse souple. Terre argileuse, fibres de paille, eau assez pour coller, assez peu pour tenir. Le clayonnage retient. Le bois reste sec s’il peut sécher.
On pousse la terre dans le tressage. On dresse les deux faces. On laisse sécher par couches. Le torchis n’habille pas un parpaing : il est le mur dans le cadre.
Assez d’argile pour lier, assez de sable pour ne pas fendiller. Fosse locale, tamis, essai au boudin. Voir terres.
Brins longs, seigle ou blé. Ils arment, ils freinent la fissure, ils gardent un chemin d’air. Pas de granulé de vitrine.
Noisetier, saule, fendu, tressé sur palançons. Sans cette trame, le torchis tombe. Les gestes commencent là.
On ne choisit pas une référence catalogue. On lit le panneau existant, on refait le même corps, on refuse le ciment qui étouffe le bois. Culture d’infill, pas comptoir de matériaux contemporains.